Play-to-Earn : tout savoir sur les crypto games

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Plus qu’une simple mode, les play-to-earn se multiplient et créent de nouvelles expériences pour les joueurs. Axie Infinity a ouvert la voie, démocratisant l’accès aux NFT dans les jeux vidéo notamment. En parallèle, l’essor des metaverses encourage aussi cette révolution cryptogaming, à l’image du projet Metavatars par exemple.

Rapide histoire de l’évolution des jeux

La révolution de la blockchain entraîne dans son sillage des mouvements de fond sur de nombreuses autres industries. En l’occurrence, le secteur des jeux vidéo est au centre de ce qui se joue actuellement. C’est un changement complet tant pour les joueurs que pour les éditeurs, dont les modèles économiques évoluent depuis de nombreuses années.

A l’origine, quoi de plus de simple que de vendre une console et des jeux sous forme de disquettes, de cartouches ou de disques ? L’arrivée d’Internet et la démocratisation des téléphones ont eu de nombreux effets économiques avec des nouveaux modèles. Il s’agit par exemple du freemium (jeux gratuits mais avec des options payantes) ou free-to-play. Mais aussi de modèles dits pay-to-win (les joueurs ont besoin de dépenser de l’argent pour s’améliorer).

E-sport

En outre, le e-sport s’est aussi imposé comme une discipline à part entière dans tous types de jeux. On pense aux RPG et MMORPG ainsi qu’aux card games (jeux de cartes comme Hearthstone par exemple). En parallèle, des licences ont bouleversé le monde du gaming. Fortnite par exemple, dont l’univers singulier est un avant-goût de metavers aux possibilités quasi illimitées.

Tous ces changements ont eu lieu en une quinzaine d’années seulement. C’est donc une évolution rapide apportées par les nouvelles technologies. Mais c’était sans compter sur l’arrivée de la technologie blockchain qui vient encore une fois tout bouleverser !

Qu’est-ce que le cryptogaming ?

Axie Infinity est un des premiers play-to-earn cryptogame du marché.
Axie Infinity est un des premiers play-to-earn.

Exemples de cryptogames et play-to-earn

Axie Infinity a sonné la charge en 2020. Le jeu est clair : « Battle, Collect, Earn » (Combattez, Collectez, Gagnez), affiche-t-il sur son site Internet. Et même plus : Axie est « partiellement détenu et géré par ses utilisateurs ». En l’occurrence, les joueurs détiennent des actifs (jetons non fongibles) et peuvent gagner des récompenses sous forme de jetons AXS. Le cours de ce dernier a d’ailleurs explosé en 2021, passant de 4-8 dollars en début d’année pour s’envoler jusqu’à 160 dollars en novembre dernier.

Ainsi les joueurs peuvent dépenser les AXS dans le play-to-earn pour acheter des biens, mais aussi les staker (bloquer pour gagner des récompenses), payer sur la marketplace et participer aux votes (gouvernance). Cela démontre donc toute l’essence des play to earn : il ne s’agit plus juste de payer pour jouer, mais bien de jouer et d’être récompensé pour ça.

En France, le jeu Sorare a lui aussi créé la sensation. Outre sa levée de fonds de 680 millions de dollars en 2021, il a introduit la notion de NFT sous forme de cartes. Elles sont devenues essentielles au fonctionnement du jeu de « Fantasy Football ». Elles changent ainsi un élément fondamental puisqu’elles sont détenues par les joueurs et peuvent donc être revendues ou échangées. On entre ainsi dans un univers gaming mais aussi spéculatif, car leur valeur monétaire (en euro ou dollars) fluctue en fonction de nombreux paramètres.

La blockchain au cœur des play-to-earn

L’originalité de ces nouveaux jeux basés sur la blockchain est notamment que la valeur est répartie différemment. Si auparavant les joueurs n’avaient aucun contrôle, ce n’est désormais plus le cas. En effet, ils sont aujourd’hui partie prenante puisqu’ils génèrent la valeur en jouant et en participant à un écosystème. Celui-ci dispose donc souvent de sa propre cryptomonnaie et d’actifs numériques complémentaires, sous forme de NFT.

Ici, la blockchain joue donc le rôle d’infrastructure permettant l’échange de la valeur entre les joueurs. Il s’agit par exemple de certifier que le joueur A détient un actif X qu’il peut revendre à un utilisateur B, et d’enregistrer la transaction de manière immuable. Ces économies naissantes sont d’ailleurs un aperçu des modèles qui apparaîtront avec le Web3.

Des projets pas encore toujours acceptés

L’éditeur français Ubisoft en a fait l’amer expérience. En lançant sa plateforme Quartz, qui permet d’acheter des NFT directement depuis le jeu vidéo « Ghost Recon Breakpoint », il a fait face à la fronde de nombreux joueurs. Certains ne comprennent en effet pas la spéculation possible derrière les actifs numériques du jeu, voire même y sont totalement opposés. Cela n’empêche pas de nombreux autres studios de se lancer dans le grand bain, à l’image de Konami, EA Sports ou encore Square Enix.

Certains jeux y sont plus naturellement exposés, à l’image de Fortnite et son éditeur Epic Games entre autre. La communauté est ici plus réceptive semble-t-il, dans une optique de constituer un metaverse géant. Aussi, Ubisoft a par exemple participé au financement d’un autre jeu, Dogami. Ce dernier permet d’adopter et d’élever des chiens virtuels NFT et de gagner des $DOGA, la cryptomonnaie associée.

Une vaste communauté de joueurs est toutefois attirée par les play-to-earn et leurs mécanismes économiques. La plupart d’entre eux sont nouveaux, dont Axie Infinity, mais aussi Metavatars par exemple.

Focus sur le play-to-earn (P2E) Metavatars

Metavatars est un jeu play-to-earn qui associe DAO et NFT.
Metavatars se définit comme un Play AND Earn.

« La guerre pour le meta-planium a commencé ». Plus qu’un simple jeu, Metavatars vous plonge dans une quête, un univers et une histoire originale dont vous êtes un des héros ! C’est un MMORPG metaverse dans lequel les NFT associés ont une véritable utilité. D’abord ce seront de véritables personnages modélisés en 3D et utilisable dans le jeu. De plus, ce sont aussi des « passeports tokenisés qui confèrent un pouvoir accru dans le metaverse de l’openworld MMORPG ».

Interview avec Alec Henry, fondateur et PDG de Metavatars

En quoi Metavatars est-il unique et pas seulement un play-to-earn de plus ?

AH : Metavatars n’est pas qu’un play-to-earn, c’est aussi un « play AND earn », avec un écosystème complet créé autour du projet. C’est aussi et avant tout un jeu, qui reprend les codes des MMORPG qui ont fonctionné et qui fonctionnent encore actuellement. Nous créons donc un univers parallèle et un monde persistant dans un univers futuro-fantastique qui est absolument unique, et créé selon une direction artistique bien précise. C’est pourquoi nous avons beaucoup travaillé en amont avec des artistes, issus de grands studios tels que Ubistoft ou Fortiche Production par exemple.

Quels sont les intérêts pour les joueurs de disposer de leurs propres NFT selon toi ?

AH : Les NFT sont parties intégrantes de l’écosystème du jeu et même bien au-delà. En premier lieu, les joueurs qui disposent d’un NFT Metavatars pourront par exemple participer à la version alpha du jeu. Mais ils disposent aussi de nombreux autres avantages comme l’accès à des NFT gratuits de futures collections, la mise sur liste blanche pour participer à l’ICO à venir ou encore la possibilité de toucher un pourcentage des marges réalisées sur le token $MAVA pour certains.

Comment et pourquoi les joueurs sont au centre du jeu Metavatars ?

AH : Ils sont au centre à un triple niveau : grâce au système de gouvernance, grâce au système de DAO (organisation autonome décentralisée, ndlr) et grâce au jeton $MAVA. Les joueurs peuvent donc participer et contribuer à la création et à l’écriture du jeu ainsi qu’à son amélioration par exemple.

« Nous concevons également une place de marché qui permettra aux joueurs de vendre ou échanger les éléments du jeu »

Alec Henry, PDG Metavatars

Quel est le modèle économique de l’entreprise éditrice du jeu ?

AH : La vente des NFT finance avant tout la conception et la création du jeu. Elle finance également par extension le jeton $MAVA en lui-même, avec derrière les différents frais que cela suppose, liés à l’usage de ce token. Par ailleurs nous concevons également une place de marché qui permettra aux joueurs de vendre ou échanger les éléments du jeu, des personnages aux armes, et qui finance le fonctionnement de l’entreprise et les frais. C’est toutefois la communauté, à travers la DAO, qui décidera de l’utilisation des commissions.

La conception de l’économie in-game

Les équipes de Maestria Blockchain sont fières d’avoir pu travailler sur le jeu Metavatars. En l’occurrence et jusqu’à maintenant, nous avons travaillé en partie à la conception des « tokenomics » dans leur première version (elles sont encore en cours d’élaboration, ndlr). Il s’agit d’un travail global qui consiste à créer et synthétiser l’économie entière des jetons $MAVA.

En l’occurrence, cela a nécessité tout d’abord de comprendre le fonctionnement du jeu et toutes les interactions entre les joueurs et le jeton. Le travail consiste donc à modéliser économiquement les transactions, et à définir les socles élémentaires comme le nombre total de jetons qui seront émis par exemple.

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